Vu de Russie. L’Europe saisie à son tour par la phobie des hackers russes

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hack5Alors que Moscou continue de réfuter son implication dans les piratages qui ont émaillé la campagne électorale américaine, la presse russe fait le constat de la peur grandissante en Occident des cyberattaques venues de Russie.

Après la déclaration de Barack Obama [le 8 janvier], qui a soutenu le rapport des services de renseignement américains sur les ‘hackers russes’, c’est au tour des politiques et des médias européens de surfer sur le sujet des cyberattaques.”

Vzgliad réagit ainsi à la publication du quotidien économique américain The Financial Times, qui faisait état d’inquiétudes de Bruxelles concernant l’ingérence potentielle de la Russie dans la politique européenne et, notamment, d’une forte augmentation des cyberattaques, “de plus en plus dangereuses”, contre les serveurs de l’UE. En 2016, 110 tentatives de piratage ont été répertoriées contre la Commission européenne, soit une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente.

De même, le 6 janvier, les services de renseignement américains ont publié la version déclassifiée d’un rapport sur une campagne russe de désinformation et de piratages, dont l’objectif était de saper le processus démocratique américain, d’affaiblir la candidate démocrate et d’augmenter les chances de victoire du milliardaire populiste Trump.

“Allégations sans preuves” pour le Kremlin

“En Allemagne, les hackers russes ont le bras long”, titrait de son côté le journal en ligne Gazeta.ru, le 8 janvier, rappelant que plusieurs scrutins prévus en 2017 en Allemagne, en France et aux Pays-Bas pourraient être visés par des pirates russes.

Lundi, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a réfuté en bloc les conclusions du rapport américain et l’implication de l’État russe dans les cyberattaques. Selon lui, le rapport ne contiendrait que des allégations sans preuves, rapporte le journal RBC Daily.

Ces charges commencent à nous lasser sérieusement. Elles rappellent à s’y méprendre la chasse aux sorcières [la traque d’agents et de sympathisants communistes aux États-Unis au début des années 1950].”

La représentante officielle du ministère des Affaires étrangères russe, Maria Zakharova, s’en est moquée, sans une once de diplomatie, sur Facebook : “Il me semble que si les pirates russes ont hacké quelque chose en Amérique, c’est le cerveau d’Obama et, bien sûr, le rapport sur les hackers lui-même.”

Dans la même veine, Margarita Simonian, la rédactrice en chef de la chaîne de télévision Russia Today, que les services américains accusent d’avoir servi de plateforme pour les messages du Kremlin, a qualifié le rapport américain sur son compte Twitter de “fou rire de l’année”.

La principale preuve de l’influence de la Russie sur l’élection des États-Unis, un économiseur d’écran de mon spectacle de 6 ans. Je ne plaisante pas ! @M_Simonyan

Pour autant, “les cyberguerres sont en train de devenir un sujet de préoccupation de premier plan, constate dans un édito Gazeta.ru. En matière de piratages, la nouvelle administration américaine a une faible marge de manœuvre”, poursuit le journal : essayer de faire oublier ce dossier ou bien maintenir les sanctions contre Moscou. De quoi refroidir sérieusement les espoirs russes de rapprochement avec les États-Unis de Donald Trump.

Par Ekaterina Dvinina

courrierinternational.com


Maria Zakharova – Il me semble, si quelque chose est piraté en Amérique par les « Hackers Russes », c’est deux choses : le cerveau d’Obama et, bien sûr, le rapport lui-même sur les « Hackers Russes ».

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